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La Sénaigerie
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Sauvegarde du château de la Sénaigerie – Historique

 

1966

 

Philippe Biré achète la propriété de ses lointains ancêtres (La famille Biré ayant été depuis 1576, seigneurs de la Sénaigerie sous l’Ancien Régime, et propriétaires jusqu’en 1850). Désargenté, M. Biré arrive difficilement à faire face à l’entretien du château ; plus grave : dans les dernières années de sa présence à Bouaye, il autorise le démontage et la vente des toitures et poutres d’une partie de la cour carrée !

1978

Une première demande de classement à l’inventaire des monuments historiques est instruite mais ne sera jamais signée par les autorités compétentes (Etat). Christian Davias est maire.

1997

M. Biré vend à M et Mme Bigo qui restaurent la chapelle.

1998

  • Le 30 juin, Jacques Garreau, adjoint à la culture et au patrimoine représente la commune de Bouaye lors de la commission régionale du patrimoine historique réunie à la DRAC. Il émet un avis très favorable pour l’inscription sur l’inventaire complémentaire des monuments historiques de la totalité des bâtiments (logis, fuie, cour carrée et chapelle).
  • En décembre, M et Mme Bigo proposent au maire, Yves Prat, de vendre à la commune l’ensemble de la propriété.

1999

  • En janvier, la commune sollicite une estimation par le service des Domaines et Jacques Garreau demande une expertise de la charpente. Les conseillers municipaux sont invités à visiter le château et à bâtir un projet culturel et touristique qui permettrait d’assurer la sauvegarde du château tout en valorisant le potentiel touristique de Bouaye sur un site lié au lac de Grand-Lieu.
  • Par ailleurs, le dossier de financement est élaboré avec le district de l’agglomération nantaise qui peut, pendant 6 ans, se substituer à la commune pour acquérir le domaine comme réserve foncière.
  • Le 4 mars, le Préfet classe uniquement le logis et la fuie sur l’inventaire complémentaire des monuments historiques.
  • En avril, M et Mme Bigo font informer le maire de Bouaye qu’ils ont signé un compromis de vente avec un autre acheteur que la commune.  M et Mme Hugot deviennent propriétaires.
  • En décembre, sous les rafales de deux tempêtes, le lanterneau de la fuie classée s’effondre.

2000

En septembre, sont organisées les 1ères journées du patrimoine à Bouaye par la mairie, Bouaye Histoire et M et Mme Hugot à l’Etier et au château de la Sénaigerie. Jacques Garreau y organise des visites guidées.

2001

M et Mme Hugot remportent, à l’automne, le 1er prix du concours « Sauvez un trésor près de chez-vous » organisé par Ouest-France et la Fondation du Patrimoine. Prix qui doit permettre la remise en état de la fuie. Malgré cela rien n’a été encore réalisé cinq ans après !

 

2002

Selon M et Mme Hugot, dès l’été, des échanges restés secrets jusqu’en décembre 2005 sont entrepris avec le nouveau maire de Bouaye, Mme Burgaud, pour faire modifier le PLU en cours de révision. L’objectif étant de rendre constructible une parcelle protégée en espace boisé classé. Pendant trois ans et demi, le projet ne sera jamais évoqué, ni en commission urbanisme, ni en commission consultative du PLU.

2005

Alerté par des rumeurs, Jacques Garreau demande en décembre des éclaircissements en commission consultative du PLU. Mme le maire confirme qu’elle a bien été saisie d’une demande et souhaite que les services étudient sa faisabilité.
Toujours en décembre, Jacques Garreau et Yves Prat, ancien maire, rencontrent M et Mme Hugot pour que les élus de gauche soient clairement informés de leur demande.

 

2006

  • Le 10 février, lors d’une réunion de quartier organisée par la municipalité, M et Mme Hugot sont pris à parti par plusieurs habitants du lotissement voisin du château hostiles au projet de déclassement du bois en zone constructible.
  • Le 20 et 27 mars, les élus de gauche et l’association Bouaye Autrement reçoivent M et Mme Hugot qui argumentent leur demande, puis les représentants du lotissement de la Sénaigerie qui expriment très clairement lors opposition au déclassement d’une partie de l’espace boisé classé.
  • Le 5 avril, les élus de gauche et l’association Bouaye Autrement font connaître publiquement leur opposition au déclassement en souhaitent mettre d’autres moyens en œuvre pour aboutir à la sauvegarde de la cour carrée.
  • Le 11 avril, Mme le maire fait à son tour part de son refus de déclassement.
  • Le 24 mai, Nicole Chotard et Jacques Garreau rencontrent M et Mme Hugot pour demander que cessent les messages diffamatoires diffusés sur le site internet de la Sénaigerie, expliquer la position des élus de gauche et essayer de  trouver d’autres solutions pour assurer la sauvegarde de la cour carrée.
  • Le 11 juillet, Mme le maire organise une réunion où, en présence de M et Mme Hugot, les services de Nantes Métropole et de la DDE expliquent que les mesures de protection des espaces boisés, et plus encore celles prises sur les espaces proches des rives du lac, seront pérennisées. Toute volonté de rendre constructible ces espaces entraînerait un avis négatif de services de l’Etat et un recours préjudiciable à la mise en œuvre du nouveau PLU. Mme le maire indique que dans ces conditions, elle ne prendra pas le risque de fragiliser le PLU et refuse d’intégrer la demande de M et Mme Hugot.

 

2007

Le 3 janvier, Mme le maire convoque les représentants du groupe des élus de gauche (Jacques Garreau et Nicole Chotard) pour leur faire part de son intention de rencontrer le préfet pour connaître la position définitive de l’Etat sur ce dossier. Elle exprime son intention de créer un groupe de travail municipal ouvert aux élus d’opposition pour envisager d’autres solutions d’aides à la sauvegarde de la Sénaigerie que la vente du terrain boisé.